Cette décision entraîne la remise totale de la peine privative de liberté de Succès Masra, qui était détenu depuis plus d’un an. Il avait été condamné en août 2025 à 20 ans de prison ferme, ainsi qu’à une amende d’un milliard de francs CFA.

Son arrestation, intervenue le 16 mai 2025 à N’Djamena, faisait suite à des accusations liées aux violences intercommunautaires survenues à Mandakao, dans le sud-ouest du Tchad.

Ces violences avaient fait plus de 40 morts. La justice tchadienne avait notamment retenu contre lui des accusations d’incitation à la haine et à la révolte. Masra et ses soutiens avaient contesté les accusations, dénonçant une procédure à caractère politique.

Selon les autorités tchadiennes, la grâce accordée à Succès Masra fait suite à une demande introduite par ses avocats. La mesure concerne sa peine d’emprisonnement, mais ne supprime pas les éventuelles obligations civiles qui restent applicables.

Suivez-nous sur WhatsApp | LinkedIn pour les derniers titres La décision présidentielle ne se limite pas au cas de l’ancien Premier ministre. Neuf autres responsables politiques en conflit avec la justice bénéficient également de mesures de clémence.