Les participants, issus de ministères, d'organisations de la société civile et de structures spécialisées, ont formulé plusieurs recommandations. Celles-ci visent à améliorer la prise en charge et l'orientation des survivants de VBG. Parmi les principales propositions figurent le renforcement de la coordination entre plusieurs ministères et l'implication des leaders religieux et traditionnels.
D'autres recommandations portent sur la mise à jour régulière de la cartographie, le renforcement de la formation du personnel des centres intégrés de services multisectoriels et la création d'un mécanisme de financement pérenne. La création d'une agence autonome pour la prise en charge des survivants a également été proposée.
Sur le plan institutionnel, les participants ont suggéré la mise en place d'une brigade spécialisée contre les VBG au ministère de la Sécurité et d'une chambre correctionnelle dédiée au ministère de la Justice. La présidente de l'AFLADEGT, Wouténé Mélissa, a souligné que l'utilité de l'étude dépendrait de sa mise en œuvre et a assuré de l'engagement de son organisation à prendre en compte les recommandations.
Représentant le ministère de la Santé publique, le Dr Nadine Tamkimadji a salué la qualité des échanges ayant permis d'affiner le document. Elle a indiqué que les recommandations constituent une feuille de route pour renforcer la collaboration entre les secteurs de la santé, de la justice et de la société civile, notamment pour sécuriser le référencement des victimes.
