Ce niveau masque de fortes disparités. Le Gabon affiche la meilleure performance (68,3 ans), suivi de la République du Congo (65,8 ans). Le Cameroun et la Guinée équatoriale se situent autour de 63,7 ans.
À l’autre extrémité, la République centrafricaine plafonne à 57,4 ans. Avec 55,1 ans, le Tchad enregistre la plus faible espérance de vie de la CEMAC. Ce chiffre, issu des dernières données disponibles (2023), place le pays nettement en dessous de la moyenne régionale et de celle de l’Afrique subsaharienne.
Lire aussi : Espérance de vie en Afrique : le Tchad avant-dernier selon le Rapport sur le Développement Humain 2025 Cette situation s’explique par des défis structurels persistants : pauvreté élevée (40,7 % de la population vit avec moins de 3 dollars par jour), accès limité aux services de santé, vulnérabilité aux chocs climatiques et forte pression démographique liée à l’accueil de plus de 1,5 million de réfugiés.
Malgré une croissance économique robuste (5,6 % en 2025), les gains en matière de capital humain restent insuffisants pour améliorer durablement les indicateurs de santé et de longévité.
Le rapport souligne qu’une accélération des investissements dans l’éducation, la santé et la protection sociale, notamment dans le cadre du Plan national de développement 2025-2030, sera déterminante pour réduire cet écart et améliorer les conditions de vie des Tchadiens.
